Remplacer une fenêtre sans retirer le dormant

Fenêtres 3 min de lecture

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Lorsque les fenêtres laissent passer autant les courants d’air que la lumière, il est temps de songer à les remplacer. Il existe deux méthodes : le remplacement de tout mais c'est un chantier assez important. La seconde méthode dite de "rénovation" permet de poser le nouveau cadre sur l'ancien qu'on laisse en place. C'est ce que nous avons réalisé ici !

Dépose totale ou partielle de la fenêtre

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Pour remplacer ses fenêtres, il existe deux solutions.
La première consiste à tout enlever, le cadre dormant, scellé dans le mur, en plus des vantaux.
Et la seconde ne concerne que les ouvrants, car la nouvelle fenêtre se loge dans l’ancien cadre. Pour choisir entre les deux, les critères sont simples :
- Si l’ancien cadre est en mauvais état, il faut évidemment le remplacer, et donc choisir une dépose totale.
- Si la fenêtre est petite, la mise en place du nouvel ensemble dans l’ancien cadre risque de réduire considérablement le clair de jour, au point de ne plus éclairer suffisamment la pièce. Une dépose totale est encore nécessaire.
- Dans tous les autres cas, la dépose partielle est à envisager, car elle permet de remplacer la fenêtre avec le minimum de travaux, sans dégradation, ni grande connaissance technique.

La rénovation des cadres déjà rénovés

Le procédé de dépose partielle est déjà suffisamment ancien pour que se pose la question de la rénovation des premières fenêtres posées avec cette méthode. La difficulté est qu’il est indispensable de vérifier l’état du cadre dormant d’origine. Souvent, en effet, il continue de se dégrader sous les capots d’habillage. Il faut donc déposer ces derniers pour choisir la méthode de remplacement, une nouvelle dépose partielle, mais avec le cadre intermédiaire cette fois, ou une dépose totale.

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Il est indispensable de vérifier l’état du cadre dormant d’origine pour savoir si vous devez opter pour la dépose partielle ou totale de la fenêtre.

La prise de cotes

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Les erreurs dans les prises de mesure sont légion, y compris chez les installateurs professionnels. La faute classique consiste à ne pas vérifier les valeurs en différents points de la menuiserie. Or, une maison ne cesse de bouger et les décalages sont parfois conséquents.
Attention, si la pose s’effectue essentiellement par l’intérieur, quelques interventions extérieures sont à réaliser. Il convient de prendre toutes les mesures nécessaires pour ne pas risquer de basculer dans le vide, en particulier si les fenêtres à remplacer sont à l’étage.

La pose en vidéo

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La pose en douze étapes

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2019 - Pages : 044-045-046-047-049 - Poser une fenêtre en rénovation

Tout ce qui peut gêner la mise en place du nouveau cadre est enlevé. Cela commence par les anciens vantaux, en prenant garde de ne pas casser les vitres.

Le démontage se poursuit avec les gonds, les gâches. Même si les vis sont difficiles à enlever, il faut tout faire pour préserver l’état du cadre dormant. L’arrachage au pied-de-biche ou au marteau est proscrit.

À l’extérieur, les fixations des persiennes ou des crochets de volet peuvent poser problème. À l’intérieur, il faut enlever les couvre-joints et araser les débords à la scie égoïne, manuelle ou électrique.

Les feuillures du cadre dormant conservé sont garnies de tasseaux, éventuellement rabotées, clouées avec des pointes tête homme. Les encastrements de quincaillerie sont rebouchés.

La nouvelle fenêtre est livrée entière, avec ses ouvrants montés. Ces derniers sont enlevés. Le nouveau cadre est ainsi plus facile à manipuler. En revanche, les films de protection sont conservés jusqu’à la fin du chantier.

Le nouveau cadre est mis en place, en présentant d’abord la traverse basse. Cette première installation a pour but de vérifier le passage du cadre et de prévoir les cales pour l’adapter dans l’ouverture existante.

Il faut parfois plusieurs essais avant de parvenir à un calage parfait déterminé par la vérification des niveaux verticaux et horizontaux du cadre, de son aplomb (vers l’avant ou l’arrière) et de son équerrage.

Le nouveau cadre dormant est vissé sur l’ancien. Dans la majorité des cas, il est fixé par des vis traversantes dans l’épaisseur de la feuillure. A double filetage, elles permettent de régler les alignements.

À l’extérieur, un fond de joint en mousse est bourré dans l’espace résiduel entre les deux cadres. Il est ensuite enduit d’un cordon de mastic. Il n’est pas recommandé de remplir exclusivement le joint avec du mastic.

À l’extérieur, l’ancien cadre est protégé par un capotage recoupé sur mesure, en PVC ou en aluminium. Les pièces sont simplement emboîtées dans les rainures prévues. Un nouveau cordon de mastic vient parfaire l’étanchéité.

A l'intérieur la finition est assurée par un habillage complet, qui couvre le montage jusqu’à la maçonnerie. Il peut arriver que l’ancien cadre demeure visible.

Les vantaux sont montés sur les gonds. Attention, un double vitrage est lourd et plus difficile à manœuvrer. La quincaillerie est équipée de systèmes de réglage pour ajuster les vantaux et le verrouillage.

Les points-clés

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1- Marge de manœuvre
Lors de la prise des mesures, une marge de 5 mm est ménagée de tous côtés, soit 10 mm en largeur et autant en hauteur.

2- De cale en cale
Grâce à des cales de différentes épaisseurs, ce jeu est mis à profit pour ajuster le nouveau cadre dans l’ancien.

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