Guide de la maison
"Tous nos conseils pour vous guider dans vos travaux"
Partagez sur Facebook Twitter Partager par e-mail Lancer l'impression

Scie

Si toutes les scies scient, elles ne scient pas toutes de la même façon. Scie manuelle ou électrique, scie sauteuse, sabre, circulaire, chacune sera privilégiée en fonction de l’utilisation qui en sera faite.

Les scies manuelles

À chaque coupe, ou à chaque type de finition désirée, correspond un type de scie. La qualité d’un sciage manuel dépend de la précision du tracé et du savoir-faire du bricoleur… Elle dépend également de l’outil utilisé, de l’essence du bois, et du type de panneau à scier.

LES TYPES DE SCIES

La scie égoïne a été conçue pour le sciage long, c’est-à-dire dans le sens du fil du bois. Ses coupes ne sont pas toujours précises, car les fibres ne sont pas orientées régulièrement. Elles ont tendance à diriger la lame d’un côté ou de l’autre, à l’incliner parfois. Les coupes doivent alors être rattrapées au rabot ou à la ponceuse.

La scie à dos avec boîte à onglets facilite un sciage propre et soigné pour les angles de 45 ou 90° (plinthes, moulures, cimaises...).

La scie à guichet possède une lame dentelée  finissant en pointe, pour réaliser des coupes chantournées (courbes) ou droites à l'itérieur d'un panneau, à partir d'un simple trou de perceuse.

La scie à cadre (ou à chantourner) est utilisée pour les découpes sineuses.

La scie à araser sert à découper les parties débordantes d'assemblages (tenons, tourillons...). 

LA FORME DE LA DENTURE

Denture, affûtage et avoyage déterminenet l'utilisation des scies les plus courantes.

Le pas est la distance, en millimètres, qui sépare deux pointes de dents. Plus il est petit (2mm), plus la coupe sera fine.

Une denture pour le débitage de planches possède un pas supérieur à 5 mm.

Le profil détermine le sens de la coupe : en long ou en travers. À denture universelle (semi-couchée), la scie est utilisée pour toutes les coupes en long. Les dentures isocèles (droites) sont plutôt destinées aux coupes en travers.

L'affûtage peut être droit ou croiséé. Le premier facilite le sciage tout en donnant des coupes plus lisses dans le matériau, et permet un sciage en poussant et en tirant.

L'avoyage consiste à écarter les dents de chaque côté de la lame et à leur donner une certaine forme. Il permet à la lama de faire son chemin dans le bois (la "voie"). Il doit être, au plus, égal à deux foix l'épaisseur de la lame.

LES SCIES ÉLECTRIQUES

Là aussi, le matériau à découper décidera de la scie à utiliser. Sabre, sauteuse ou circulaire, à chacune ses caractérisitiques.

LA SCIE SABRE

Cette scie peut remplir les mêmes offices que la scie circulaire, la scie sauteuse, voire la tronçonneuse, mais sans atteindre leur régularité, leur précision, ou leur puissance. Elle se compose d'un bloc-moteur, ressemblant à celui d'une perceuse, qui anime dans un mouvement de va-et-vient une lame de scie plus ou moins fine et longue, selon le matériau à découper. La coupe moins nette d'une scie sabre destine cette machine à des utilisations de chantier pour couper poutres, tubes, carreaux... ou pour élaguer des branches dans le jardin.

LA SCIE SAUTEUSE

La scie sauteuse est la scie recommandée pour réaliser une "fenêtre" dans un panneau, pour encastrer un spot ou un évier, ou encore pour suivre un trait de coupe sinueux. De plus, elle peut scier, avec les lames adéquates, les métaux, le plastique, ou encore le carrelage. Aujourd’hui, la plu­part des scies sauteuses sont équipées d’un mouvement pendulaire, qui améliore très nettement le débit et les performances de la machine.

Un variateur de vitesse équipe les scies, avec un nombre de courses/minute quasiment identique, qui oscille de 500 à 3 000. Ce n’est donc pas un élément de comparaison.

La profondeur de coupe maximale varie, selon la puissance, de 60 à 110 mm dans le bois tendre (comptez moitié moins dans le bois dur), de 4 à 10 mm dans l’acier et dans la céramique, et de 6 à 25 mm dans l’aluminium. Une profondeur amplement suffisante pour des travaux courants.

Le mouvement pendulaire se généralise sur les scies sauteuses. Sur une machine classique, la lame monte et descend rapidement, le sciage s’effectuant lorsqu’elle remonte. Conséquence : la lame frotte sur le matériau en descendant, ce qui ralentit le travail, gêne l’évacuation des sciures, et favorise l’échauffement de la lame et du matériau. Avec le mouvement pendulaire, la lame se retire en arrière lors de la descente et remonte en avançant dans l’autre sens. Conséquence : l’éjection des sciures est améliorée, l’échauffement atténué, la puissance de coupe décuplée.

La semelle sert d’appui à la scie et à son déplacement sur le matériau. En acier plus ou moins épais, elle offre une surface stable et rigide. En acier inox, la semelle est plus lourde, mais résiste mieux aux rayures et à la rouille. En tôle d’acier peinte, elle allège la scie, mais présente rapidement des traces d’usure.

La lame : pour que la coupe soit efficace, la scie doit impérativement être équipée d’une lame adéquate. Celle-ci doit pouvoir se changer facilement. Changer de lame sans outil est un confort d’utilisation important. Cet équipement reste peu fréquent. La lame s’appuie sur la gorge d’un rouleau, situé juste au-dessus de la semelle. Ainsi guidée, elle est moins flexible, peut encaisser l’effort généré par l’avance de la machine, et les coupes dans les matériaux sont exactes et régulières.

Un protège-mains éviite le contact des doigts avec la lame en fonctionnement.

Les scies sauteuses soufflent un jet d’air à l’avant de la machine, pour dégager le trait de coupe qui reste ainsi visible. Certains modèles proposent un débrayage de la soufflerie pour les travaux de sciage dans le métal, afin d’éviter la projection du liquide utilisé pour le refroidissement de la lame.

LA SCIE CIRCULAIRE

Recommandée pour toutes les coupes rectilignes et de longueurs importantes, la scie circulaire est équipée d’un moteur de 500 à plus de 1 500 W, qui entraîne à très grande vitesse une lame circulaire dentée.

Elle repose sur un plateau qui assure la stabilité et permet, grâce à un guide de coupe toujours fourni avec l’appareil, de réaliser des sciages rectilignes. Ce plateau, en fonte d’aluminium ou en acier inox, épais de préférence, s’incline de 0 à 45°, pour effectuer des coupes biaises.

Puissance et profondeur de coupe sont plus ou moins liées. Au-dessous de 1 000 W, la profondeur de coupe n’excède pas 50 mm. Au-dessus de 1 000 W, elle peut dépasser les 75 mm pour les machines les plus perfectionnées. À profondeur de coupe égale, mieux vaut choisir le modèle le plus puissant.

Un variateur permet d’adapter la vitesse à l’essence du bois, ou au matériau à scier. La puissance et la qualité de sciage dépendent aussi de l’état et du profil des dents de la lame de scie.

NOTRE CONSEIL

UN SCIAGE SÛR

Pas question de se passer des protections et sécurités équipant les scies circulaires, ce serait se mettre en danger.

Une double commande évite une mise en marche invonlontaire ou intempestive.

Un démarrage progressif empêche les à-coups lors de l'amorce du sciage.

Un carter évite tout contact involontaire de la main avec la denture de la lame. Fixe dans sa partie supérieure, il canalise aussi les projections de sciure qui s'évacuent sur le côté. Mobile dans sa partie inférieure, le protecteur s'escamote dans le carter fixe, au fur et à mesure que la lame de scie avance dans le bois. Lorsque la machine sort de la pièce de bois, il revient dans sa position initiale automatiquement.

Un couteau diviseur, placé derrière la lame, empêche le resserement du bois scié. Il évite non seulement une fatigue excessive du moteur, mais aussi que la lame reste coincée dans le matériau. Le couteau diviseur se change en fonction de l'épaisseur de la lame de scie ou de l'avoyage des dents.

L'HISTOIRE

LA SCIE AU FIL DES ANS

La découverte du silex à dents a conduit à attribuer l’invention de la scie aux hommes préhistoriques. Une chose est sûre : les Égyptiens l’avaient. Puis, elle disparut pour ne réapparaître en Europe qu’au xiie siècle. Pourquoi ? Parce que le bois était travaillé à l’herminette et à la hachette, et les charpentes réalisées à partir de troncs bruts. Les premiers moulins à scies apparaissent au xiiie siècle. La première scie circulaire voit le jour en 1793, la première scie sauteuse en 1947.