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Corriger l'inertie d'une MOB

Isolée de l’extérieur, la Maison à ossature bois réagit vite aux changements d’atmosphère intérieure.

MOBCe mode de construction léger, par opposition aux maçonneries lourdes, manque d’inertie thermique, c’est-à-dire d’une certaine capacité à stocker la chaleur et à la restituer à bon escient, afin de ­lisser les variations de température. Faut-il s’en inquiéter ? Y-a-t-il des solutions ? Faut-il ou non stocker la chaleur ? Le débat passionne et pousse chaque parti dans ses derniers retranchements en proposant un éventail de solutions toutes plus performantes et aussi mal évaluées les unes que les autres. Avant de trancher, il faut donc savoir raison garder et revenir aux fondamentaux : respecter la réglementation thermique en vigueur qui se fiche des procédés mis en œuvre à la seule condition que la consommation d’énergie, rapportée au mètre carré de surface, ne crève pas le plafond, calculé autour de 50 kWh/m2/an. À partir de là,la controverse est bien relative et s’apparente à une discussion sur le sexe des anges.
Mais il est vrai qu’une structure légère ne stocke pas d’énergie. Cela peut conduire à des variations désagréables de température de plusieurs degrés, entre le moment où la pièce bénéficie d’un apport gratuit (jour d’hiver ensoleillé) et celui où cet apport  disparaît, par exemple. La réglementation ­thermique étant respectée dans tous les cas, il s’agit donc d’améliorer la perception du confort.

ENGAGER DU LOURD

La première stratégie, c’est la masse. Puisque l’ossature est légère, il suffit de créer cette capacité de stockage via les dalles de sol ou les cloisons de distribution, en les réalisant à partir de maçonneries lourdes. Le béton s’impose pour les planchers. En ce qui concerne les cloisons de distribution, comme elles ne sont pas porteuses, tous les types de matériaux à stockage thermique sont utilisables, avec une prédilection pour ceux qui régulent aussi l’humidité, la terre crue par exemple, seule ou en mélange. Le procédé est statique. Il fonctionne en toutes saisons et ne consomme pas d’énergie. Il impose d’adapter l’ossature en fonction de la charge à supporter.

MODULER L'AIR

La seconde stratégie, c’est le conditionnement de l’air, puisque ce sont ses variations de température qui sont ressenties. Les variations de la température de l’air sont contrôlées avec une VMC double flux efficace, éventuellement couplée à un puits thermique. C’est elle qui répartit la chaleur en hiver, diffuse un peu de fraîcheur les jours d’été, évacue la surchauffe pendant la nuit, et ce d’autant plus rapidement qu’il n’y a pas… d’inertie. Le système est dynamique, consomme certes de l’énergie, mais il est déjà intégré dans le projet de construction par l’obligation de renouveler l’air des locaux. Il n’y a donc pas de surcoût.