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Les terrasses en bois et composite

Le bois correspond à notre recherche permanente de chaleur et d’authenticité qui semble nous faire défaut. Mais il faut aussi l’adapter à nos exigences de simplicité sans contrainte.
En résumé, le bois c’est bien, pourvu que ça dure !  

 

Le bois massif

Traditionnellement, une terrasse en bois est réalisée en lames ou en caillebotis. La résistance aux intempéries et au vieillissement est caractérisée par un classement. À l’extérieur, la structure en contact avec le sol doit être de classe IV. Le reste, les lames ou le caillebotis en particulier, peut se suffire d’une classe III. Certaines essences atteignent naturellement ces degrés de résistance. C’est le cas du chêne, du châtaignier, du robinier, du Red Cedar, et de quelques essences exotiques par exemple. Pour les autres essences, un traitement est nécessaire. De manière classique, il s’agit d’une imprégnation par un cocktail de molécules insecticides et fongicides. Plus récemment, sont apparus les traitements thermiques. Le bois est littéralement torréfié au four (rétifié, c’est-à-dire modifié thermiquement…) ou séché à chaleur douce avant imprégnation aux huiles végétales (oléothermie). L’intérêt de ces traitements est l’absence de recours aux molécules classiques.

Un autre aspect à prendre en compte est l’origine du bois. Il peut faire le tour de la planète ou provenir d’Europe de l’est ou du nord. Des labels spécifiques, FSC ou PEFC, contribuent à garantir une exploitation raisonnable de la ressource.


Le bois composite

Mélangez de la farine de bois avec la résine. Pressez le tout au travers d’une filière comme des cannellonis. C’est le principe, très résumé, de la fabrication des lames en bois composite. Cette désignation regroupe tout un éventail de produits qui se différencient par les résines utilisées et le pourcentage de farine de bois. Il existe des lames pleines et d’autres creuses. En ajoutant des colorants au mélange, différentes finitions teintées dans la masse sont proposées. Le bois composite se passe d’entretien. Mais il ternit au fil du temps. Après nettoyage, il peut être ravivé avec un rénovateur spécifique.

 

MONTAGE SUR LAMBOURDES  (téléchargez ici)

 

La pose sur plots : un support universel

 

Le plot est un support en plastique réglable qui se place aux angles d’une dalle (ciment, pierre reconstituée…), d’un caillebotis en bois ou sous les lambourdes. 

Pour quel usage ? 

Les revêtements de sol pour balcon sont les premières applications pour les plots. Ils ne gênent pas l’évacuation de la pluie, sont faciles à mettre en oeuvre et permettent de renouveler le revêtement de sol à volonté. À ce titre, ils peuvent même servir en cas de location. Par extension, les plots offrent le même intérêt pour toutes les terrasses en béton brut ou déjà recouvertes par un premier revêtement collé ou scellé. D’autre part, pour les caillebottis en bois, ils peuvent même servir pour une pose directe sur sol, si celui-ci est suffisamment compact. Il suffit alors d’aplanir le terrain, de mettre en place un géotextile puis les plots. Dans cette configuration, ils peuvent aussi recevoir des lambourdes et donc servir à une terrasse en lames. Notez que, dans un terrain meuble, il est prudent de poser les plots sur des dés de  béton, préfabriqués, coulés en place (30 x 30 x 30 cm) ou remplacés par des blocs béton enterrés verticalement.   

 

Quelle mise en oeuvre ? 

• Alignez les plots dans les deux axes de la terrasse, en largeur et profondeur. Leur espacement correspond au gabarit des dalles, des caillebotis ou à l’écartement des lambourdes. 

• Réglez le niveau. Servez-vous pour cela d’une grande règle de maçon ou d’une grande planche avec un niveau à bulle. Ajustez la hauteur de chaque plot en vissant ou dévissant sa partie supérieure. 

• Les dalles ou les caillebotis n’étant pas jointoyés, la pluie passe à travers. Il n’est donc pas nécessaire de respecter une pente d’écoulement. C’est la dalle sous-jacente qui remplit cette fonction.