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Les 10 commandements pour vivre avec sa terrasse

En 10 points, faites le tour des principales mesures à prendre pour conserver un revêtement de terrasse en parfait état, dresser un diagnostic en cas de souci et trouver le moyen d’y remédier.

Dans l’ordre des contraintes d’entretien, le tiercé est connu, avec le bois en pôle position, les dalles et carrelage ensuite, puis les pavés en queue de peloton. Pour filer encore la métaphore, ajoutons que le bois franchit largement la ligne en échappé, alors que les deux autres restent roue dans roue. En clair, une terrasse en bois impose des règles d’entretien précises. Pour les autres, c’est à la volonté de chacun. 

 

1- Ma terrasse en bois glisse

Déjà, cela arrive moins souvent avec des lames rainurées. Mais elles sont plus difficiles à détacher. Cela étant, un nettoyage complet de votre terrasse en bois est nécessaire deux fois par an. L’idéal est d’intervenir le matin ou après une averse. Évitez le plein soleil et les heures les plus chaudes. Utilisez un détergent spécifique ou un bouchon de savon noir par litre d’eau tiède. Frottez dans le sens des lames avec un balai brosse, mais sans non plus vous énerver dessus. Laissez agir le temps de brosser toute la terrasse. Puis rincez au jet d’eau. Évitez le nettoyeur haute pression qui soulève facilement des échardes.

2- Le bois tourne au gris

Le grisaillement du bois massif ou composite après quelques semaines d’exposition aux intempéries est tout à fait normal. C’est vouloir conserver l’aspect d’origine qui ne l’est pas. Et cela demande du travail. Ainsi, après le nettoyage précédent, il faut appliquer un dégriseur sur le bois propre, humide de préférence. L’application s’effectue au pulvérisateur de jardin, au rouleau ou à la brosse. Conformez-vous aux indications inscrites sur l’emballage. En règle générale, laissez agir quelques minutes avant de rincer, sans laisser sécher. Pour ralentir le grisaillement, vous pouvez appliquer un saturateur, ou un hydrofuge, après le dégriseur, et entre deux traitements, tous les 3 mois environ. Il existe aussi des huiles de protection, pour les bois exotiques gras, le teck notamment.

3- Des lames pourrissent

Malgré tout le soin apporté, le bois finit par pourrir. Vérifiez l’étendue des dégâts. Au-delà du tiers des lames atteintes, envisagez de tout remplacer. Sinon, comme les lames sont indépendantes les unes des autres, il est facile de les changer. Mais comme, entre-temps, les vis ont rouillé, le dévissage est délicat. Essayez d’abord en faisant couler deux gouttes de pétrole ou de lubrifiant sur la tête de vis. En cas d’échec, percez la tête avec un foret à métaux de 6 ou 8 mm de diamètre. Après avoir enlevé la lame, n’oubliez pas de dévisser le moignon de vis planté dans la lambourde, sans l’arracher, en vous servant d’une tenaille. Posez la nouvelle lame et fixez-la avec des vis un peu plus longues que les précédentes. • Pour atténuer la différence d’aspect de la réparation, appliquez un dégriseur sur le reste de la terrasse. • Si vous avez utilisé des clips invisibles, le démontage individuel est parfois impossible car leurs vis de maintien sont inaccessibles. Il faut alors couper la lame concernée en morceaux, au ciseau à bois ou à la scie circulaire. Puis emboîter de force la nouvelle lame sur les clips ainsi dégagés, en vous aidant d’un pied-de-biche.

4- Mon alliance a glissé dans la rainure !

C’est valable aussi pour tous les petits objets de valeur espiègles. Essayez de les récupérer avec un aspirateur équipé d’un suceur fin. Sinon, procédez comme pour un changement de lame.

5- Je veux encastrer un éclairage

Pour simplifier le câblage, mieux vaut réserver l’installation à une seule rangée de lames. Choisissez des spots étanches (IP x6 mini), très basse tension (TBT, 12 ou 24 volts). Les modèles à Led sont bien adaptés. Découpez la lame à la scie cloche en fonction des cotes d’encastrement requises, et en tenant compte de l’emplacement des lambourdes. Installez le spot. Raccordez-le avec ses voisins. Puis mettez en place la lame sur ses lambourdes. Complétez le câblage électrique jusqu’au transformateur. Comme il est alimenté en TBT, ce câble circule librement entre les lambourdes. En revanche, le transformateur doit être placé à l’abri, de préférence à l’intérieur de la maison. Pour équiper une terrasse existante, procédez comme si vous souhaitiez remplacer une lame. Appliquez la même procédure pour un caillebotis posé sur plots.

6- Mon dallage est moucheté de vert, de noir, de traces de rouille

Un lessivage est nécessaire une à deux fois par an en fonction de l’exposition. Il existe des produits spécifiques, des recettes de grand-mère, mais le détergent ménager que vous avez l’habitude d’utiliser pour les sols intérieurs convient aussi très bien. Remplacez seulement la serpillière par un balai brosse. Rincez au jet. Ne vous inquiétez pas pour la pollution des sols : elle est infinitésimale.Les mousses, lichens, et moisissures ne résistent pas à la Javel diluée. Portez des gants. Laissez agir. Le rinçage n’est pas indispensable. Les traces d’oxydation, de rouille en particulier, s’enlèvent avec un produit acide (vinaigre d’alcool, citron, destructeur de rouille – acide oxalique). N’utilisez pas d’acides forts, type chlorhydrique, c’est inutile et dangereux. Les taches de graisses sont dissoutes avec un produit basique (par opposition à l’acide, bicarbonate, lessive en paillettes…). N’utilisez pas de soude caustique. Pour des dalles en relief ou gravillonnées, essayez le balai  brosse mais vous gagnerez du temps avec un nettoyeur haute pression, à condition d’éviter le jet crayon pour lui préférer le pinceau, moins agressif.

7- Une dalle s’est fendue, un bout est parti

Si vous n’êtes pas trop regardant, contentez-vous de reboucher le défaut. Nettoyez d’abord la terrasse. Puis concassez les morceaux récupérés pour les réduire en poudre. Ajoutez une cuillère de ciment blanc pour trois ou quatre cuillères de poudre de dalle. Mouillez à l’eau pour obtenir une pâte assez ferme. Garnissez le trou. Bourrez et lissez à la spatule. Placez un chiffon et un carton sur la réparation jusqu’au lendemain. Brossez pour égaliser l’aspect. Le séchage complet prend une bonne semaine. Pour remplacer la dalle, déposez-la morceau par morceau, au marteau et au burin. Enlevez aussi les dépôts de scellement. Vérifiez la mise en place, à sec, de sa remplaçante. Elle doit se situer quelques millimètres en dessous de ses voisines pour tenir compte de l’épaisseur de la colle. Pour la fixation définitive, procédez à un double encollage, du béton et de l’envers de la dalle.

8- Comment refaire des joints ?

Procédez à un nettoyage complet du dallage. Faites sauter le ciment existant au marteau et au burin sur un centimètre d’épaisseur au moins. Lorsque les pierres sont dégagées, coulez le nouveau joint après avoir préparé une barbotine de la consistance d’une crème dessert. Étalez à la raclette en caoutchouc. Attendez la prise. Essuyez le dallage à la serpillère ou avec une grosse éponge humide. Attendez le lendemain pour éliminer le voile de ciment par un brossage à sec. 

9- Les fourmis sapent le lit de sable !

Ça commence par de petits dômes de grains de sable bien calibrés avec un trou au milieu, puis ça se propage comme les volcans des îles Hawaï. La voie étant libre, les pissenlits ne tardent pas à s’installer dans les joints ! Il n’y a, hélas, aucune solution durablement efficace. Lors de la pose, le feutre antiracine et l’utilisation d’un sable stabilisé peuvent ralentir les premières manifestations. Après c’est une guérilla. Luttez avec des antifourmis et des désherbants sélectifs. Plus naturelle, utilisez l’eau de cuisson bouillante des pâtes ou des pommes de terre en prenant bien garde aux risques de brûlure. Et ne baissez jamais la garde !

10- Mon pavage est déformé comme une piste du Dakar

Le lit de sable finit toujours par se déformer, soit du fait des fourmis, soit du fait des racines des arbres alentours, soit, tout simplement, du fait des mouvements de terrain. • La première solution est de déposer le pavage et de refaire le lit de sable. C’est très long : chaque pavé doit être brossé puis repéré pour être remis en place exactement au même endroit. • La seconde solution consiste à se servir de ce support, finalement stabilisé, pour poser un second revêtement, un plancher bois, des dalles ou un caillebotis sur plots. 

 

 

 

Et pourquoi pas une lasure ou un vernis ?

C’est vrai que la solution semble séduisante puisque ces deux produits protègent efficacement le bois des volets ou de la clôture contre le grisaillement et le pourrissement. Alors pourquoi pas des lames de terrasse ? Parce que l’orientation et les sollicitations ne sont pas les mêmes : posé à plat, le bois cuit au soleil, se gorge d’eau de pluie, gèle à coeur en hiver et la fine couche de protection est soumise à l’abrasion permanente des chaussures, roulettes et pieds de meuble. Bref, tout cela fait que la protection n’est guère durable. Mais vous pouvez quand même tenter le coup si votre terrasse est abritée. Préférez une lasure qui, au moins, ne s’écaille pas. Et passez une couche de rappel annuel.