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L'art du bon tableau électrique

Un tableau classique se présente aujourd'hui comme un coffret, fermé ou non par une porte. Il compte de un à quatre rails normalisés, accueillant chacun 13 modules. La capacité totale du tableau est donc comprise entre 13 et 52 modules.

Un tableau de répartition comporte un ou plusieurs dispositifs différentiels à haute sensibilité (30 mA), en aval desquels figurent les protections de chacun des circuits (coupe-circuits de type porte-fusibles ou disjoncteurs divisionnaires). S'y ajoutent un répartiteur de terre et des équipements modulaires aux fonctions diverses, propres à chaque installation : transformateur (pour alimenter un portier vidéo par exemple), télérupteur, parafoudre, relais heures creuses (pour chauffe-eau à accumulation), délesteur, programmateur(s), gestionnaire d'énergie…

Pour pouvoir modifier facilement une installation électrique après son achèvement, mieux vaut avoir prévu un tableau légèrement plus grand que nécessaire…. Cette marge de manœoeuvre est de l'ordre de 20 % environ, soit 2 emplacements libres pour 10 modules.

 

 


Tableau secondaire

Un tableau principal trop petit peut être complété d'un tableau secondaire, ou “divisionnaire”. Une option très courante en rénovation partielle, lorsqu'il s'agit de refaire une cuisine ou tout un étage sans reprendre l'ensemble de l'installation électrique, et donc, sans remplacer le tableau d'origine.

Homologué lui aussi NF C 61-910 et dimensionné librement, un tableau secondaire peut être de type conventionnel, ou bien prééquipé en vue de répondre à un besoin précis : installation d'un chauffe-eau ou d'une prise supplémentaire, création d'un logement indépendant avec cuisine, etc.

Ce tableau divisionnaire peut prendre place à côté ou en dessous du tableau principal. Mais il peut aussi être installé dans une autre pièce ou à un autre étage (mais hors des salles de bains, WC et escaliers), afin de figurer au plus près des nouveaux circuits. Plusieurs avantages à une implantation distante : une seule ligne à tirer et, en cas de problème, il est toujours plus commode d'avoir les protections sous la main plutôt qu'à un autre étage.

Protégée par un disjoncteur, la ligne en question doit comporter 3 conducteurs. Leur section atteint 4, 6 ou 10 mm2, selon la distance qui sépare les deux tableaux et la capacité du tableau divisionnaire. Exemple : du 4 mm2 permet d'acheminer 20 A jusqu'à 10 m, mais 8 m seulement pour 25 A.