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Ils ont osé la piscine naturelle


TOUS LES TYPES DE BASSINS NATURELS

 Il faut déjà une précision importante : le seul bassin véritablement naturel s’appelle une mare, ou un étang s’il est plus grand. Les piscines dites «naturelles» exploitent certaines caractéristiques de la nature pour permettre de maintenir l’équilibre d’un bassin artificiel, sans recours au traitement chimique classique. Le procédé repose sur la création de différentes zones à savoir le bassin de baignade, un lagunage et un basin de régénération. Le cycle de l’eau est assuré par une pompe à filtration. Le lagunage sert à débarrasser l’eau de ses impuretés grâces aux plantes aquatiques présentes (jonc, phragmites, iris…) et à la microbiologie qui se développe dans cet environnement favorable. L’eau est généralement oxygénée avant de retourner dans le bassin de baignade. Trois techniques sont proposées : 

Le tout-en-un est un procédé simple et peu coûteux. La moitié du bassin sert à la baignade, l’autre au filtrage. L’eau quitte la zone de baignade par débordement, passe dans le filtre et revient dans le bassin via le lagunage. Elle remonte au travers des couches de graviers et du système racinaire des plantes qui la débarrassent de ses impuretés. 

Le système à deux bassins présente des zones bien définies. Le lagunage se divise lui-même en différentes sections réparties entre la filtration et la régénération. 

Le système mixte est un procédé qui permet de limiter la surface dévolue à l’épuration, qui représente au moins la moitié du bassin de nage dans les solutions précédentes. Le principe repose sur différents filtres à culture fixée et une pompe installée dans un local  technique. L’eau aspirée par la bonde de fond passe d’abord par  les filtres. Elle est souvent traitée aux UV avant de retourner au  bassin par le lagunage. 

L’équilibrage naturel du bassin réclame quelques semaines. Dans un premier temps, il faut d’abord purifier le mieux possible l’eau, chargée des conséquences du chantier. Il faut ensuite patienter pour permettre aux plantes de s’enraciner, de se développer et d’assurer leur part d’épuration. La présence de systèmes de filtration contre les impuretés et les phosphates, permet de réduire ce temps de latence. Dans des bassins entièrement naturels, reposant exclusivement sur un filtre planté, avec pour seul équipement une pompe de circulation, cette adaptation peut demander une année entière. A l’entrée de l’hiver, il faut ramasser très régulièrement les débris et feuilles mortes. Après les premières gelées, la partie plantée sera fauchée quelques centimètres au dessus du fil d’eau. Au printemps suivant, au redémarrage de la végétation, cette zone fauchée sera nettoyée de ses végétaux morts et regarnie, si nécessaire, avec de nouveaux plants.

 

Voici un bel exemple de piscine naturelle autour d’une maison folle commandée par une viticultrice autrichienne au cabinet ad2 Architekten

Teresa Pöckl gère un domaine viticole en Autriche… et, allez donc savoir pourquoi, a réalisé son rêve : habiter au bord de la mer sans quitter la vigne. Cet océan est modeste mais on ne peut plus naturel puisqu’il s’agit d’un étang, une piscine naturelle.

« Il n’était pas question pour moi d’avoir une masse inerte telle qu’une piscine (classique). » Et de fait le bassin de plus de 100 m2 est tout ce qu’il y a de plus vivant avec ses nénuphars et autres plantes aquatiques. Pas de produits, pas de chlore, la piscine naturelle agit seule. Un mur sépare la zone de baignade de la zone de régénération. C’est là que les plantes et les micro-organismes décomposent les impuretés et les substances nutritives inutiles.

Ici comme ailleurs, la baignade naturelle est rythmée en trois zones et un local technique. La première est consacrée à la nage, la seconde à la filtration avec des plantes émergées et un substrat de filtration. Un biofilm s’y développe afin de minéraliser les substances organiques, qui y sont filtrées pour une meilleure clarté de l’eau. Enfin une dernière zone dite de régénération est garnie de plantes immergées qui se nourrissent des substances nutritives de l’eau et font ainsi concurrence aux algues.

L’astuce de l’architecte a été de faire courir cet étang et ces zones tout autour de la maison comme de véritables douves jusqu’à faire rentrer l’eau à l’intérieur. C’est la partie de filtration avec son fond sablonneux qui occupe cette partie qui entre jusqu’à tutoyer un ponton. Cette zone n’est profonde que de 40 cm et ravit les enfants qui trouvent là la pataugeoire rêvée. Les plus grands pataugent aussi mais ils s’en excusent en brandissant le prétexte des soins à la mode Kneipp, ce prêtre allemand qui vantait les bénéfices des bains de pieds et qui est encore populaire dans ces contrées. Voilà donc la maison bordée au naturel !

 

Les étapes de montage de la piscine naturelle 

 

      

 

     

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