Guide de la maison
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Les outils du menuisier

LE TRUSQUIN

Il sert à tracer des traits parallèles à un côté déjà dressé. Il comporte une tige carrée (la verge) sur laquelle coulisse une platine qu’il est possible de bloquer par un coin, un étrier ou une vis de serrage. À l’une des extrémités se trouve le traceret, la pointe à tracer fixe. Il suffit de faire glisser la platine le long de la pièce de bois pour tracer avec la pointe un trait parallèle. Il existe des modèles améliorés, à deux pointes ou plus, pour tracer une épaisseur d’un coup, ou un tenon entier. 

 

L’ÉQUERRE

Elle sert au tracé et à la vérification des angles, intérieurs, extérieurs, à 90° ou 45 °. Certaines comportent un rapporteur logé entre les deux branches qui permettent de repérer tous les autres angles intermédiaires. 

 

LE COMPAS

Le compas à pointes sèches ne comporte pas de mine. Les plus perfectionnés comportent une réglette graduée.  

 

LE CRAYON DE CHARPENTIER

Il a une section rectangulaire et une mine grasse. Traditionnellement, le menuisier se sert plutôt d’une craie, notamment pour le repérage des pièces et les signes d’assemblage, car elle ne laisse aucune trace. 

 

LE MAILLET TRADITIONNEL

Il est en frêne. Son avantage est de ne pas abîmer l’extrémité des outils frappés, à la différence d’un marteau à tête métallique 

 

LE CISEAU DE MENUISIER

Il ne sort jamais seul mais toujours en assortiment complet. Il sert à toutes les découpes pour les assemblages de précision. On reconnaît le menuisier à la qualité de ses ciseaux. Leur affûtage à la pierre est tout un art. Un ciseau affûté correctement doit trancher une feuille de papier. Une cousine du ciseau est la gouge, dont le profil de lame est arrondi en gouttière plus ou moins creuse, pour la réalisation de rainures, moulures ou cannelures. Un cousin est le bédane, plus épais, pour la découpe des mortaises. 

 

LA SCIE À DOS

Elle est l’un des nombreux exemples de scie de menuiserie, mais celle-ci est pratique pour la découpe des tenons, des fausses-languettes et des baguettes d’encadrement. La forme rectangulaire de la lame facilite l’obtention de traits droits, parallèles et bien guidés. La scie à dos est toujours accompagnée de sa boîte à coupe qui permet de régler facilement les angles principaux. 

 

LE RABOT

Il permet d’aplanir les languettes et de rectifier les chants. Aujourd’hui, il est souvent remplacé par la ponceuse delta, plus facile à maîtriser pour un amateur.

 

D’autres outils peuvent servir pour les assemblages, comme la chignole (vilebrequin ou perceuse) pour les tourillons, la pointe à tracer, le réglet, les serre-joints et… l’établi, bien sûr. 

LES SIGLES D’ETABLISSEMENT

La plupart des marques ou des sigles d’établissement ne sont plus utilisés aujourd’hui. Autrefois, ils servaient à conserver les habitudes de chaque corps de métier, par des utilisateurs souvent analphabètes. Il y avait là un langage quasi ésotérique que seul un initié pouvait décrypter. La numérotation des pièces, lointainement inspirée des chiffres romains, est un exemple de cette complication qui n’a plus guère d’intérêt aujourd’hui. Il reste pourtant des sigles d’établissement utiles, à commencer par les hachures pour repérer les parties à éliminer. Il y a aussi ceux qui permettent de repérer l’emplacement d’une pièce dans un assemblage, gauche ou droite, haut, bas, ou milieu. S’il y a plusieurs « milieux », les trois traits vont en s’élargissant du sommet vers la base.