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Les queues d’aronde

FAIS COMME L’OISEAU OU CHEVILLE !

L’assemblage provient parfois de l’observation de la nature. L’aronde en est un exemple. Celui-là ne s’inspire pas de l’élégante berline des années 1950, mais bien de la queue des hirondelles. Pour les tourillons en revanche, pas de rapport avec la Camargue.

Retenez d’ailleurs que le nom de queue d’aronde désigne le vide qui se situe entre deux tenons en forme de trapèze appelés interqueues. Cet assemblage, bien réalisé, se passe de collage. Il sert principalement pour les tiroirs. Il faut alors bien orienter l’assemblage pour qu’il résiste à la traction, en réalisant les découpes de bout sur les côtés et non sur le fond.

 

 LA QUEUE D’ARONDE SIMPLE DITE DÉCOUVERTE

L’assemblage est visible des deux côtés.

 

LA QUEUE À PLAT JOINT OU EN T

Son usage principal et quasi unique est le montage des traverses de lit, sous le sommier. Elle est très souvent borgne, quand elle ne traverse pas entièrement le longeron.

 

LA QUEUE D’ARONDE RECOUVERTE

Cette variante sert surtout pour les façades de tiroir, car elle permet de masquer l’assemblage. Il suffit de choisir une façade plus épaisse, ou de réduire la longueur des queues.

LES QUEUES DROITES

L’assemblage à queues droites est beaucoup plus facile à réaliser que celui à queues d’aronde, mais il n’offre aucune résistance particulière à la traction. Il faut donc impérativement l’encoller. Cet assemblage est toutefois largement répandu en menuiserie industrielle, depuis que la résistance des colles ne présente plus d’inconvénient. Les queues droites peuvent être taillées au ciseau ou à la défonceuse équipée d’une fraise spéciale queue droite.