Guide de la maison
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Rainures et languettes

Traditionnellement, les deux parties, mâle et femelle, étaient réalisées au bouvet, une sorte de rabot présentant une semelle et un fer spéciaux (voir encadré). Aujourd’hui, elles sont plutôt usinées à la toupie. Ponctuellement, il est également possible de les réaliser à la défonceuse.

L’assemblage à rainures et languettes est utilisé dès qu’il s’agit de fabriquer des panneaux à plat joint, c’est-à-dire avec au moins un parement lisse. Ils servent donc en ameublement et en parqueterie.

En règle générale, l’assemblage est encollé. C’est le même profil qu’un enfourchement, mais réalisé dans le sens du fil, dans la longueur de la pièce (planche, lame, lambris…). La répartition est la même : 1/3 pour la languette mâle et deux tiers pour les côtés de la rainure femelle.

 

EMBOÎTURE

Dans cette configuration, la rainure est ouverte à l’extrémité des planches et reçoit un tasseau d’encadrement qui rigidifie l’ensemble et assure la finition. 

 

À LANGUETTE PROFILÉE

Pour les parquets ou les lambris, la languette peut être plus longue (élégie) ou profilée pour donner un certain relief (à chanfrein, à mouchette…).

 

À PROFIL EMBOÎTABLE

Avec les facilités de conception et d’usinage moderne, il est désormais possible de concevoir des assemblages à rainure et languette qui se verrouillent sans collage. Ces profils sont largement répandus en parqueterie. Chaque fabricant propose son profil breveté. 

 

LA FAUSSE LANGUETTE

Autrefois, elle servait aux réparations, tout comme le pigeon (voir encadré page suivante). Aujourd’hui, elle sert surtout au menuisier amateur, car il est plus facile et rapide d’ouvrir des rainures que de façonner des languettes. Pour les premières, il suffit d’un passage de toupie, ou de fraise à rainurer avec une défonceuse. Alors que pour les secondes, à défaut de toupie adaptée, il faut deux passages. La fausse languette permet aussi de jouer sur l’élégie en adaptant sa largeur. Elle économise le bois côté languette lorsqu’il faut assembler des planches épaisses (à partir de 40 mm) : la fausse languette peut être plus fine, en évitant d’enlever trop de matière. C’est aussi un moyen de renforcer l’assemblage de panneaux en bois tendre, en utilisant des languettes en bois dur. Elle peut enfin servir pour un plancher de terrasse, à condition de laisser suffisamment de joint de dilatation en fond de rainure. 

LE BOUVETAGE : À PLAT JOINT ET À PLEINES DENTS

 

Cet assemblage se réalise uniquement à la machine, à l’aide d’une fraise spéciale. Elle consiste à augmenter la surface de collage en modelant les chants des panneaux en dents de scie (endentement). Ce procédé est courant en menuiserie industrielle. Pour réaliser le contre-fraisage, il ne faut pas oublier de décaler la fraise, ou retourner le panneau (fraise asymétrique), pour que les deux profils puissent s’emboîter… à plat joint.