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Tenons et mortaises, le couple star

L’assemblage par tenons et mortaises est probablement le plus répandu, car il est simple et solide. C’est aussi celui qui propose le plus de variantes. 

 

Le tenon est la partie mâle, la mortaise, la partie femelle. Le tenon se découpe à la scie, la mortaise au bédane ou, à défaut, au ciseau à bois. Aujourd’hui, il est fréquent de creuser la mortaise au foret à bois, puis de rectifier au ciseau. Un peu de confort moderne ne nuit pas, à condition de conserver la précision requise. Car la solidité de l’assemblage repose sur l’ajustement parfait des pièces, qui garantit l’équerrage de l’assemblage, et son absence de jeu. Il est toujours possible de caler un tenon, mais, sauf exception, ça n’est souvent qu’un pis-aller. L’épaisseur du  tenon peut être adaptée. Pour des assemblages minces, la règle des tiers utilisée pour les enfourchements reste applicable. Pour des grosses pièces, le tenon peut être carré ou décalé (bâtard).      

 

À VIF 

Le tenon rentre entièrement dans la mortaise, sans épaulement ou arasement.      

 

À DOUBLE TENON 

La mortaise est taillée pour recevoir les tenons de deux pièces, ce qui permet un assemblage en T invisible. Si les deux pièces à tenon sont plus étroites, il s’agit de tenons bâtards. Les épaulements sont les parties droites de la section autour du tenon, qui sont en contact avec la pièce mortaisée. Les mesures entre le tenon et la mortaise sont toutes identiques. Attention à ce que la mortaise soit suffisamment éloignée de l’extrémité de la pièce pour ne pas se retrouver au final avec un simple enfourchement.      

 

À RENFORT D’ÉPAULEMENT 

Si la mortaise est trop proche de l’angle, la largeur du tenon est réduite, généralement d’un tiers, et il ne subsiste qu’un petit débord visible en forme d’encoche. Ce renfort peut être coupé en biais, pour être plus discret.

 

À TENON BÂTARD 

Celui-là ne possède qu’un épaulement. C’est le mariage d’un tenon d’assemblage à mi-bois avec la mortaise d’une pièce plus grosse : un côté de cadre est plan, l’autre présente des reliefs.

LE PIGEON, UN BÂTARD BIEN PRATIQUE

 

Voici un mariage mixte : celui de la mortaise et de l’enfourchement, soit deux pièces femelles tenues par un pigeon. C’est un bloc mobile mâle formant  tenon pour les deux côtés. A quoi cela sert-il ? A la réparation par exemple, lorsque le tenon d’origine est cassé.