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CHARPENTE : l'assemblage par connecteurs métalliques

Les connecteurs métalliques offrent l’avantage de limiter les découpes des pièces de bois à des formes simples, puis de lier le tout par vissage, clouage ou boulonnage. Ils ont fini par envahir tous les domaines, sauf celui des charpentes traditionnelles.  

Un connecteur est un élément métallique qui permet d’unir deux éléments. Le premier réflexe est de considérer que plus il semble solide, meilleur sera l’assemblage. Alors que la résistance de l’ensemble ne réside pas dans la pièce, mais dans sa fixation aux supports. Car c’est elle qui subit les tractions et les effets de cisaillement. Cela dépend donc directement du bois utilisé et de son degré d’humidité. C’est la raison pour laquelle un bricoleur amateur est souvent étonné par le nombre de trous, de différents diamètres, que peut présenter une simple plaque. C’est que, en théorie, il faudrait utiliser tous les trous d’un même diamètre, par exemple les 6 ou 8 petits ou les 3 gros de chaque côté de l’équerre. Il faut aussi choisir une vis ou un clou d’un diamètre adapté au trou et d’une longueur suffisante pour s’ancrer dans le bois (au moins 8 fois le diamètre).

 

En résumé, les plaques et les connecteurs ont grandement simplifié les travaux de menuiserie en général, et de charpente en particulier. Mais cela reste un domaine technique dès qu’il s’agit de lier des éléments porteurs, tels que des planchers ou une toiture. En revanche, pour la menuiserie de loisirs, une pergola, une terrasse, ou une cabane, les sollicitations sont suffisamment légères pour ne pas risquer de gros dégâts.

 

Les sabots visibles

Il en existe une très grande variété. Les plus courants présentent des ailes de fixation extérieures. Mais la version à ailes intérieures, dans la largeur du sabot, existe, comme la mixte, une aile extérieure et une intérieure, pour les extrémités d’une muraillère par exemple. D’autres sabots permettent d’associer deux pièces. Le choix du sabot dépend de la section de la poutre.

 

Les étriers invisibles

Ils sont logés dans une rainure ouverte à l’extrémité des solives et solidarisés par des broches latérales. Le talon ne sert qu’à caler la solive. Il ne supporte pas la charge.

 

Les équerres renforcées

Elles se fixent aux croisements, généralement par-dessus. Selon le modèle, l’équerre dispose d’un renfort central, de deux renforts latéraux, voire d’aucun renfort pour les liaisons sans sollicitation.

 

Les plaques perforées

Ce sont les reines des charpentes industrielles, mais elles peuvent aussi servir sur les petits chantiers d’aménagement. Les pros s’en servent avec une cloueuse automatique, car il faut beaucoup de pointes pour les fixer.

 

Le pied de poteau

Un tour au jardin, ou en construction à ossature bois avec le pied de poteau, à planter ou à visser sur une fondation de béton. Notez que tous les connecteurs métalliques, quels qu’en soient le type ou l’alliage utilisés, sont fabriqués dans des aciers qui ne rouillent pas.