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29/08/2019 - À LA UNE

Travaux de vacances n° 9 : Entretenir sa toiture

Avant le retour des pluies, il est temps de refaire le tour des tuiles, solins et autres gouttières

 

 

1/ Se débarrasser des mousses
Le traitement chimique est le plus simple à mettre en oeuvre. Il consiste simplement à traiter la couverture avec un produit antimousse, généreusement appliqué sur les dépôts avec un pulvérisateur de jardin. Après quelques jours, les mousses jaunissent, se dessèchent, et se décollent. Il ne vous reste plus qu'à enlever les dépôts avec une truelle. Le traitement est à refaire seulement lorsque les mousses sont revenues, tous les 5 à 10 ans selon les expositions (voir schéma 1).

Le nettoyeur à haute pression (NHP) est une autre solution efficace. Toutefois, compte tenu des risques que son utilisation sur le toit représente, elle est à réserver aux professionnels.

Un procédé de prévention efficace consiste à tendre un fil de cuivre sous la faîtière. Son oxydation, entraînée par la pluie, bloque le développement des mousses. Mais elle provoque aussi la perforation rapide des gouttières métalliques, en zinc notamment. Cette astuce est donc à réserver aux toits équipés de gouttières en cuivre ou en PVC.


2/ Entretenir les gouttières
En principe, les gouttières sont calibrées pour collecter et évacuer la pluie et les débris qu'elle entraîne. Toutefois, dans certaines conditions, à l'ombre ou sous de grands arbres, des dépôts peuvent provoquer des débordements. Dans ce cas, un nettoyage annuel des fonds de gouttière prévient ces désagréments (voir schéma 2). Il est également possible d'équiper les naissances de descente d'une crapaudine, une protection ajourée qui retient les feuilles. Il faut alors remonter régulièrement, pour enlever les dépôts.

Profitez-en pour vérifier la pente d'écoulement des gouttières, notamment en fin d'hiver s'il y a eu de la neige. Le poids de cette dernière a pu déformer certains crochets. Rétablissez l'alignement à la main. Versez un peu d'eau en départ de gouttière, pour vérifier qu'elle ne stagne plus.

Terminez l'entretien par le regard en pied de descente. Lui aussi est souvent encombré.


3/ Remplacer des tuiles mécaniques
Pour changer une tuile fendue, il faut tout d'abord en posséder une de remplacement, strictement identique. Et ce n'est pas le plus évident, en particulier si le toit est ancien. Notez qu'il est impossible d'emboîter une tuile différente, même si elle est presque pareille. Or, un défaut d'emboîtement se traduit immanquablement par un problème d'étanchéité. Ainsi, si vous ne trouvez pas de tuile de remplacement, essayez plutôt de réparer celle qui est en place, au mastic par exemple.

Une tuile mécanique est tenue par ses voisines de rangée et par celles de la rangée supérieure, soit au moins 7 éléments à soulever. Pour travailler plus facilement, taillez des cales de bois en biseau. Elles permettent de maintenir soulevées les tuiles de la rangée supérieure, pendant que vous déboîtez celle à remplacer (voir schéma 3). Vérifiez que la nouvelle s'adapte bien dans les rainures de ses voisines, et qu'elle est correctement accrochée sur le liteau. Puis enlevez les cales et remettez en place la rangée supérieure.


4/ Imperméabiliser les tuiles
Avant d'être imperméabilisé, le toit doit être démoussé, propre, et les tuiles fendues remplacées. Selon les produits, l'imperméabilisation s'effectue au rouleau ou, si possible, au pulvérisateur de jardin. Réglez le débit de façon à obtenir un brouillard bien mouillant, mais non ruisselant. Pulvérisez en partant du bas de pente, en bandes horizontales de 1 m de large environ. La buse doit être perpendiculaire aux tuiles. Celles-ci doivent absorber le produit, mais sans coulure. Placez-vous à l'abri de la brise, afin d'éviter de respirer le brouillard de pulvérisation. Une couche suffit (voir schéma 4).


5/ Réparer un solin maçonné
Le solin, liaison entre un rampant et un mur, peut lui aussi souffrir du temps. S'il est abîmé, il peut ne plus tenir son rôle et laisser passer l'eau. Il faut dès lors le réparer. La difficulté principale lors de cette réparation sera de ne pas casser les tuiles. Un masticage du joint tuile/mur aidera à prévenir les infiltrations d'eau (voir schémas 5 A et B).


6/ Renforcer un chevron
Si l'inspection par l'intérieur de la charpente révèle des flèches anormales des chevrons, il peut être possible de les renforcer provisoirement en les doublant de planches, placées de part et d'autre et reliées par des boulons traversants. Une solution plus efficace consiste à les étayer, ce qui n'est pas facile. Demandez à un professionnel, lequel vous fera un diagnostic, indispensable pour distinguer ce qui présente un risque ou pas. Par exemple, il est fréquent qu'une charpente séculaire soit déformée, sans que cela ne représente obligatoirement un danger.