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21/05/2014 - ÉCO MAISON

Une imprimante 3D bâtirait une maison

Une entreprise chinoise a convoqué la presse pour dévoiler une maison construite par une imprimante 3D géante du côté de Shangaï et annonce un prix inférieur à 5000 dollars. Impressionnant, écolo mais un peu étrange.

On ne parle que de cela dans le monde entier : construire une maison avec les fameuses imprimantes 3D. L’entreprise chinoise WinSun Decoration Design Engineeering a fait forte impression (sic) en dévoilant des maisons certes simples mais bâties par une imprimante 3D géante.

Cette dernière mesure 150 m de long, 10 m de haut et 6 m de large. Attention, il ne s’agit pas d’un bloc-machine géant mais d’un portique sur roues de 10 m de haut qui peut emmener une sorte de tube d’extrusion sur une grande surface. Le tube en question obéit au projet 3D programmé et nappe les murs qu’il construit de couches successives d’une sorte de béton. Cette technique est dite du Contour Crafting. Le mur est creux avec création d’une structure alvéolaire qui rigidifie l’ensemble.

Maison par imprimante 3D winsun Exemple de construction du mur

Si l’entreprise annonce avoir construit 10 maisons en 24 h, c’est sans doute une formule exagérée car cette imprimante a construit  en réalité les éléments de la maison en kit qu’il convient d’assembler après sur le site et d’équiper. Ma Yihe, directeur de WinSun explique d’ailleurs que lors du montage l’ensemble est armé par des poteaux métalliques et qu’il est prévu ensuite de couler du béton dans les alvéoles.  Win Sun ne dit rien des temps de séchage de cette matière qui sert à « imprimer » la maison. Tout juste sait-on qu’ il s’agit d’une sorte de béton issu du recyclage de détritus indusriels, que l'énergie dépensée pour la fabriquer est minime... Bref, ce serait la maison écolo par excellence !

Maison écolo 3D winsun Voici l'une des dix maisons construites en 24 h

Si cette information est surprenante, voire incroyable  force est de constater que le sujet passionne les architectes et bâtisseurs de tout pays. Ainsi est-il possible aujourd’hui de visiter le chantier d’une maison à Amsterdam construite sur le même principe sinon que la matière première s’apparente davantage à du plastique. L’intérieur des murs est en nid d’abeille et, là aussi, finit par être garni d’une mousse expansive pour le rigidifier. Seule différence, et elle est de taille :  la construction durera 3 ans mais pour une Canal House disposant de 13 chambres. Sur place, une sorte de container posé verticalement « pond »,  sous les yeux des visiteurs, des pièces d’un Légo géant .

C’est un peu le rêve des architectes qui dessinent sur un ordinateur et qui voient naître leur création sous leur nez, en pièces détachées... Détachées mais pas toujours puisqu’un professeur américain Behrokh Khoshnevis travaille lui sur la construction complète de la maison in situ. Concrêtement , une équipe bâtirait les fondations de la maison, la dalle mais aussi l’assise de l’imprimante. Cette dernière, toujours sous la forme d’un portique sur roues, serait assemblée et la maison bâtie par couches successives. De grands noms de la construction comme Caterpillar financent ces recherches. La Nasa aussi, qui verrait bien une imprimante 3D construire toute seule sur la Lune ou ailleurs. Si les recherches vont bon train autour de ces nouveaux procédés, ils ne devraient être utilisés que pour des cas de construction très spécifiques et répétitifs.