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Les panneaux de bois

Technique

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Les panneaux de bois peuvent être utilisés à des fins multiples, comme des planchers, des cloisons, des meubles, des portes, des plans de travail….

On les choisit en fonction de leurs qualités intrinsèques, de leurs dimensions et de leur prix… Il existe plusieurs types de panneaux : en bois massif, ou fabriqués à partir de dérivés du bois comme l'aggloméré, le MDF, l'OSB, ou encore le contreplaqué.


L'aggloméré, le classique

Les panneaux de particules agglomérées ordinaires sont les moins coûteux des dérivés du bois. Mais ce sont aussi les moins solides, car moins résistants à la flexion et moins denses. Leur qualité varie selon l'essence du bois, le calibrage des particules, et le type de résine employé. Poncés sur une ou deux faces, les panneaux standard ne sont jamais laissés bruts là où ils restent visibles. En agencement, on ne les rencontre donc que sous forme de fonds, côtés ou renforts. Là où les panneaux restent apparents, on trouvera de l'aggloméré mélaminé, replaqué ou stratifié (beaucoup plus résistant aux chocs et aux frottements).

Un marquage CTB-S restreint l'emploi de l'aggloméré au seul milieu sec. De qualité CTB-H, les panneaux sont compatibles avec les applications en milieux humides (intérieurs) ou non chauffés : plans de travail et meubles de cuisine ou de salle de bains, à la rigueur plancher sur vide sanitaire, platelage de couverture. Les épaisseurs s'échelonnent en général de 10 à 22 mm.

 

L'OSB, des copeaux orientés

Variante de l'aggloméré, l'OSB (Oriented Strand Board) est aussi connu sous le nom de Triply (une marque). Il est composé de lamelles de résineux finement tranchées et orientées en couches croisées. Collées et pressées à haute température, elles donnent naissance à des panneaux de 6 à 22 mm d'épaisseur, très stables sur le plan dimensionnel. Ces panneaux bénéficient aussi d'excellentes performances mécaniques (résistance aux chocs, notamment).

Attention de ne pas confondre les simples panneaux d'agencement, ou “panneaux destinés à un usage général en milieu sec”, aux propriétés mécaniques limitées (marque CTB - OSB1), avec les vrais panneaux pour planchers, beaucoup plus résistants. Ces panneaux “travaillants” sont classés : CTB - OSB 2 (ils supportent des charges en milieu sec), CTB - OSB 3 (ils supportent des charges en milieu humide, intérieur) et CTB - OSB 4 (ils supportent des charges à l'extérieur, mais sous abri).

 

Le médium, des fibres tout en finesse

Le médium (ou MDF, Medium Density fiberboard) présente un certain nombre de points communs avec l'aggloméré, à commencer par sa structure. Il est en effet composé, lui aussi, de fibres de bois mélangées à un liant et pressées à haute température. Mais ses fibres sont beaucoup plus fines que les particules de l'aggloméré. Résultat : sa structure est plus dense et plus homogène. Quant à sa texture, elle est nettement plus régulière que celle de l'aggloméré, sans rendre le produit fini beaucoup plus cher.

Dépourvu de fil, le médium ne gauchit pas et n'éclate pas lors de la coupe. Plus facile à travailler que le bois massif, il se prête aux usinages les plus minutieux et accepte la plupart des finitions habituelles (peinture, vernis, placage, etc.). Il est disponible en version hydrofuge (HLS ou CTB-RH) pour l'agencement des cuisines et salles de bains, ainsi qu'en version cintrable. Les épaisseurs les plus courantes varient de 10 à 22 mm.


Le contreplaqué

Le contreplaqué (ou CTP) est fabriqué à partir de bois déroulé. Appelées plis, les feuilles, de 1 à 3 mm d'épaisseur, sont superposées et collées en orientant le sens de leurs fibres (le fil) perpendiculairement d'un pli à l'autre. Les plis extérieurs constituent le parement et le contreparement.

Le nombre de plis intermédiaires (toujours impair pour assurer la stabilité du produit fini) détermine l'épaisseur des panneaux (de 5 à 30 mm en général) et leur rigidité. Tous les multiplis font preuve d'une très bonne stabilité dimensionnelle, et les plus minces sont relativement flexibles.

Le contreplaqué standard (CTB-S) s'emploie exclusivement en milieu sec, pour l'agencement et le cloisonnement, sous forme de rayonnages, de panneaux de portes, parfois également de fonds et joues de meubles. En version rainurée, donc cintrable, il sert à obtenir des formes arrondies, voire cylindriques (habillage de colonnes, éléments galbés, etc.).

Le contreplaqué CTB-X est apte à supporter l'ambiance humide d'une cuisine ou d'une salle de bains. Il s'utilise aussi à l'extérieur sous forme de bardage, de structure d'abris de jardin, de coffrage pour ouvrages en béton, car il résiste assez bien aux intempéries et aux projections d'eau… mais pas à l'immersion. Il faut, pour cela, utiliser une qualité CTB-X C4.

Aussi appelé CTP “marine”, le contreplaqué CTB-X C4 fait appel à des essences de bois imputrescibles, ainsi qu'à des colles spéciales. Conçu pour la construction navale, il convient aux travaux de charpente et à tous les ouvrages fortement sollicités par l'eau.

 

Le latté

C'est un cousin des contreplaqués, dans la mesure où il fait lui aussi appel à plusieurs épaisseurs, mais il est de nature différente : une âme en tasseaux massifs (généralement résineux) juxtaposés sur chant, dissimulée par deux parements en bois exotique ou en chêne, à pli unique et fils croisés (orientés à 90° l'un par rapport à l'autre), ou en CTP. D'une épaisseur courante de 15 à 30 mm, les panneaux correspondants se distinguent par leur stabilité, leur résistance mécanique et, en général, leur aspect irréprochable (chants exceptés).

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