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La préservation du bois en extérieur

Technique

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LES TRAITEMENTS DE PRESERVATION CHIMIQUES

La première méthode de préservation des bois d'œuvre a consisté à les enduire pour les protéger de l'humidité. Dès la Préhistoire, la poix et le bitume ont été utilisés pour calfater les bateaux. Puis, sont intervenues des compositions moins épaisses, comme la créosote (goudron de résine), les sels d'arsenic, etc.

Au XXe siècle, les méthodes se sont modernisées. Au trempage, les industriels ont préféré le traitement par imprégnation, en autoclave. Le bois est introduit, en même temps que la pulvérisation de la composition chimique, dans un tunnel dans lequel une succession de phases de vide et de pression est établie. Ainsi, la composition chimique pénètre mieux dans les fibres. La composition classique de la mixture est, par exemple, de type CCA (Cuivre, Chrome, Arsenic), voire CCB (Cuivre, Chrome, Bore). Selon le bois et la qualité du traitement, cette technique permet d'atteindre une classe d'aptitude de 3 ou 4.

Aujourd'hui ces méthodes de traitements ne sont pas strictement interdites et restent relativement répandues, malgré leur toxicité envers le milieu naturel. Attention, il convient de ne jamais brûler ces bois, de prendre des précautions en cas de ponçage ou de sciage, et de toujours les protéger avec une lasure ou un vernis.

 

LES TRAITEMENTS ALTERNATIFS

Des solutions sans traitement chimique font l'objet de recherches, de brevets et d'applications industrielles. Dans le principe, elles exploitent deux méthodes, soit transformer la nature chimique du bois (et celle de la cellulose qui le compose en particulier), soit rendre le bois insensible à l'eau. Dans le premier cas, sans cellulose, les champignons et les insectes ne trouvent pas à se nourrir. Dans le second, le bois est imprégné et imperméable.

Les traitements thermiques transforment les bois par torréfaction, afin de les rendre imputrescibles. Ils sont placés dans des fours où la température est portée de 190° C à 250° C, dans une atmosphère adaptée pour éviter la combustion du bois. Les principaux composants organiques (cellulose, hémicellulose et lignine) sont neutralisés pendant le chauffage. Le faible taux d'humidité du bois le rend parfaitement stable et à l'abri des champignons. La durabilité ainsi obtenue permet d'utiliser ces bois en classe 3 ou 4, selon les essences. Du fait des particularités du traitement, ils ne peuvent pas être utilisés en structure (poutres, chevron…).

Dans le cas des bois traités par oléothermie, la méthode consiste à chauffer les bois, puis à les imprégner par autoclavage dans des bains successifs à base de dérivés d'huiles végétales chaudes. Cela confère au bois une très bonne tenue dans le temps. La stabilité dimensionnelle est renforcée. L'imprégnation protège le bois des effets de l'eau et de l'humidité, sans donner un aspect ou un toucher graisseux.

 

LES PRODUITS DE FINITION

Sans finition, les bois extérieurs se décolorent et grisaillent. Cela nuit à leur esthétique, mais pas à leur résistance. Attention, appliquer une finition ne se substitue pas à un procédé de traitement.

Les lasures, hydrofuges et microporeuses, ne sont pas filmo-gènes, à la différence d'un vernis ou d'une peinture qui se dépose en surface. Elles empêchent la pénétration des eaux de pluie, mais laissent s'échapper la vapeur d'eau contenue dans le bois. Une lasure s'applique en deux couches, voire trois si les menuiseries sont très exposées aux intempéries. L'entretien se résume, après brossage ou ponçage léger (mais sans décapage), à passer une couche de rappel tous les deux à dix ans. Pour cela, il existe des lasures incolores qui évitent de trop assombrir le bois sous les couches successives.

Les huiles et saturateurs s'utilisent pour les bois exotiques “gras”, difficilement imprégnables par une lasure. Appliqués, ils laissent une surface brillante ou satinée, non grasse. Ils empêchent la pénétration de l'eau et les conséquences de l'exposition aux UV. Ils protègent efficacement contre les taches. Mais il faut renouveler l'application au moins une fois par an.

Les peintures pour bois extérieurs laissent sur le support un film mince qui durcit, masque et colore le veinage du bois. Microporeuses, ces peintures laissent respirer le bois, comme une lasure. D'aspect satiné, mat ou brillant, ces peintures contiennent parfois un agent fongicide. Exposées aux intempéries, elles finissent par s'écailler, plus ou moins rapidement selon leurs qualités et le soin apporté à la préparation du bois.

Les vernis extérieurs sont comparables à des peintures transparentes, avec les mêmes applications et les mêmes usages. Un vernis se rénove tous les trois à dix ans, après décapage et ponçage. En effet, à la différence d'une lasure, l'ancien vernis doit être entièrement enlevé avant d'appliquer la nouvelle couche.

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