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Construction et réhabilitation des balcons

Notre conseil

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Du lourd dans les règles de l’art

Un balcon construit selon les règles en vigueur est conçu pour résister à des charges au moins égales à celles d’une dalle de plancher. On distingue en effet deux types de contraintes, soit les charges concentrées (sur un cercle de 25 mm de diamètre) et les charges uniformément réparties. Un balcon comme un plancher doit supporter les charges concentrées de 2 kN (kilonewton). Pour les charges réparties, il doit supporter 3,5 kN/m2, contre 1,5 kN/m2 minimum pour un plancher. 1 kN équivaut environ à 100 kg. Attention, cela ne signifie pas qu’il est possible de rajouter 200 kg de terre au mètre carré, car elle se rajoute à la masse de la construction, pas à la charge supportée. L’intervention d’un bureau d’étude (ou d’un architecte) est recommandée, particulièrement en copropriété afin de garantir l’absence de risque pour le reste de l’immeuble.

Des modes constructifs très divers

Dans un ouvrage de 1764 du sieur Charles Antoine Jombert, les balcons sont classés en deux catégories : « les premiers sont pratiqués sur une saillie qui produit une plate-forme régnant … quelques fois sur toute la façade d’un bâtiment. Cette saillie est soutenue en l’air par des consoles ou une trompe circulaire. ».(Les seconds) « sont posés entre les tableaux d’une croisée dont ils servent d’appui » Il ya déjà la définition des deux principaux types de balcons, rapportés ou en prolongement de plancher.
- La plupart des immeubles construits en béton armé jusque dans les années 2000 comportent des balcons en porte-à-faux, en prolongement de dalle. Désormais, cette conception dans le neuf est pratiquement abandonnée car elle crée un pont thermique considérable difficile à résoudre.
- Désormais, le balcon est donc rapporté : la dalle est discontinue ce qui permet d’intégrer facilement des rupteurs de pont thermique. Le principe le plus courant reste celui de la console, comparable à celui de 1764, même si elle est plus souvent en béton qu’en bois. Le balcon peut aussi être suspendu (haubanage), semi-indépendant (poteaux en saillie) voire autoportant (quatre poteaux par exemple). L’autre intérêt du balcon rapporté est de permettre de s’affranchir plus facilement des contraintes d’accessibilité aux handicapés qui impose un seuil inférieur ou égal à 2 cm : il suffit d’ajuster la hauteur des appuis par rapport à la baie.

Etanchéité

Végétalisé ou pas, le balcon doit présenter une pente d’au moins 1,5 % vers l’écoulement de rive (ou l’avaloir) afin d’éviter toute stagnation de l’eau. L’étanchement vise surtout à éviter les infiltrations au niveau des liaisons avec la façade et à préserver la dalle. Les systèmes d’étanchéité liquide (SEL) sont bien adaptés aux surfaces réduites. Le choix de l’enduction, le plus souvent à base de résine polyuréthanne, dépend de la pente, de l’utilisation (circulable ou non), de la mise en place éventuelle d’un revêtement rapporté (dalles, plancher sur plots). Le dallage collé est aussi largement répandu. Dans ce cas, une membrane d’étanchéité est intercalée entre la chape de pente et le lit de collage.

Rénovation

La remise en état d’un balcon débute par une analyse des désordres. Les supports sont d’abord dégagés et nettoyés. Les décollements, les fissures sont piquetés. Accordez une attention particulière aux endroits où le ferraillage est apparent. Il faut dégager l’armature jusqu’au béton sain.
- Le dérouillage à la brosse métallique et la protection des fers d’armature à l’aide d’un neutralisateur de rouille est la première opération à entreprendre.
- Les fissures sont ouvertes et rectifiées à la meuleuse puis comblées au mortier (ou à la résine époxy) après aspiration des poussières et humidification. Les défauts de chape sont réparés de la même façon. En façade, l’enduit peut être remplacé par un cordon de mastic acrylique.
- Les arêtes et abouts de dalles cassés sont reprofilés, en mettant en place un mini-coffrage si nécessaire, par exemple une simple règle de maçon maintenue par des chevillettes.
- Les joints de raccordement et d’étanchéité avec la façade sont éliminés et soigneusement nettoyés afin d’être refaits à l’identique, par un cordon de mastic polyuréthane.
- Si nécessaire, la chape de pente est rétablie par un ragréage tiré à la règle. Respectez rigoureusement le temps de durcissement indiqués avant de procéder aux étapes suivantes (étanchéité, revêtement).

Fermeture

Fermer un balcon présente de nombreux avantages.
- Sur le plan thermique, il crée un espace tampon et apporte une réponse pertinente au pont thermique linéique dans le cas d’une dalle continue.
- Selon son exposition, il contribue positivement à l’équilibre thermique du logement, en particulier en intersaison.
- Sur le plan pratique, le balcon fermé, ou refermable, augmente la durée d’utilisation dans l’année, préserve du bruit et de la pollution urbaine.
- Ainsi, la fermeture du balcon est une option à envisager à l’occasion d’un ravalement de façade, surtout si l’opération intègre une ITE (Isolation Thermique par l’Extérieur). La fermeture peut être amovible, par un système de vantaux coulissants par exemple, ou fixe. Dans ce dernier cas, l’aménagement prévoit aussi une protection solaire, pour contrôler les apports solaires sur le même principe qu’une véranda. Notez que, une fois fermé, le balcon intègre la surface de plancher.

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