Laine de bois : isolant d'intérieur et d'extérieur

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Pour une isolation réussie, il convient de protéger les murs et les planchers en intérieur comme en extérieur avec un isolant végétal. Cette double isolation garantit confort thermique, phonique et hygroscopique (régulation de la vapeur d’eau éventuelle). Réduire la facture de chauffage sans réduire l’espace habitable… Du côté de l’écologie, on emploie de plus en plus la fibre de bois plus ou moins densément pressée et collée.

Les grands principes de l'isolation en laine de bois

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À l’intérieur, petite laine pour grandes performances

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Zoom sur l'isolation

Le principe ? Comprimer une laine de bois entre les montants et le « voile » de contreventement. Elaboré à base de fibres de bois, fibres polyoléfine et de phosphate d’ammonium (pour l’ignifuger), cet isolant se présente sous forme de panneaux semi-rigides (« flexibles »), qui s’adaptent aux contours de l’ossature. Après un « effet ressort », il reprend sa forme initiale en épousant les montants de l’ossature. Outre la réduction des ponts thermiques et la transmission des bruits d’impact, la laine de bois est ouverte à la diffusion de la vapeur d’eau. Tel un régulateur, elle absorbe l’humidité éventuelle et la restitue suivant l’hygrométrie ambiante.

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Eté comme hiver, la laine de bois offre ses vertus : isolation thermo acoustique, déphasage thermique et régulation de la vapeur d’eau.

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À toute vapeur !

Limiter la migration de la vapeur d’eau à travers les parois de la maison : tel est le rôle du frein-vapeur. A base de polyéthylène (PE), cette membrane souple, mais résistante, évite ainsi toute condensation (éventuelle), dans l’isolant thermique. Elle doit être posée du « côté chaud » de l’isolant (vers l’intérieur du bâtiment). À la différence du pare-vapeur « imperméable », le frein-vapeur peut laisser migrer ponctuellement la vapeur d’eau – en cas de défaut de pose, par exemple. On parle alors de circulation « bidirectionnelle » de l’humidité. La continuité des lés (inférieur/supérieur et autour des menuiseries), est assurée par une bande « très » adhésive ! Enfin, des tasseaux, plutôt des lattes, sont vissés horizontalement (tous les 35 cm environ), pour recevoir un parement de plaques de plâtre. Tout en ménageant une lame d’air, ils facilitent le passage des gaines électriques sans percer le frein-vapeur.

À l'extérieur une "ITE" bien développée

Formée de panneaux de fibres de bois, cette Isolation Thermique Extérieure (ITE), recouvre toute la surface des murs ossaturés. Sans diminuer l’espace habitable, cette seconde « peau » (6 cm d’épaisseur), renforce l’isolation interne en s’opposant aux « fuites thermiques » des jonctions « murs-planchers ». Son efficacité thermique (chaud et froid) et phonique est éprouvée. A base de fibres de bois très denses, résine et paraffine, les panneaux à rainures et languettes sont posés à joints décalés contre deux montants au moins. La fixation s’effectue avec des chevilles à rosace que l’on visse jusqu’à ce que la tête vienne comprimer légèrement la surface du panneau. Aux angles, le « harpage » des panneaux s’effectue en alternant leur longueur d’un rang à l’autre.

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L’isolation extérieure compense les défauts de l’isolation intérieure… et vice versa.

La marche à suivre pour une isolation réussie

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Des murs "hors d'eau, hors d'air"

Un pare-pluie est tendu et agrafé sur l’intégralité de l’isolation extérieure. Formé de films non-tissés et de membranes polypropylène, cet écran assure une défense secondaire contre l’humidité et la pluie poussée par les vents à travers les joints du bardage. « Microporeux », il laisse s’échapper les flux de vapeur d’eau de l’intérieur vers l’extérieur (éventuellement présente dans l’isolant ou le bois). Enfin, il protège temporairement l’ouvrage avant la pose du revêtement extérieur (3 à 6 mois suivant sa densité). Il se déroule horizontalement sur l’isolant. Le lé supérieur doit recouvrir le lé inférieur sur 5 à 10 cm pour former une enveloppe étanche (vent, poussière, neige). Après agrafage, ils sont fixés par des tasseaux vissés au droit des montants de l’ossature. Recouverts par un bardage, ils délimitent une lame d’air ventilé (façade ventilée).

La pose de laine de bois sous parement en 10 étapes

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1.
Au plafond, l’effet ressort du matériau comprimé entre deux solives, suffit à le maintenir en place. D’autant plus que la membrure basse de la poutre en « I » retient efficacement l’isolant.

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2.
En cas de besoin, le panneau de fibres de bois se découpe facilement à la scie. Les chutes sont peu nombreuses du fait de l’absence de languettes et de rainures.

3.
Pour une efficacité maximale, il est important que la moindre surface intérieure soit couverte par l’isolant.

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4.
Un pare-vapeur est posé sur toutes les surfaces isolées. Le premier lé est positionné en partant du bas, puis il est agrafé et enfin un deuxième lé sera posé plus haut avec un recouvrement.

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5.
La pose d’un adhésif complète le dispositif d’isolation. Cette minutieuse opération est importante. Rien ne doit être oublié : par exemple la jonction entre le mur et le sol.

6.
Des lattes sont ensuite vissées (ici au plafond). Elles serviront de support aux plaques de plâtre.

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7.
Après avoir passé les différentes gaines entre les lattes et l’isolant, les plaques de plâtre sont enfin vissées.

8.
Côté extérieur, des rosaces vissées dans le mur maintiennent en place les panneaux isolants. À intervalle régulier, des tasseaux contribuent à la rigidité du système.

9.
Ces tasseaux servent aussi de support à l’agrafage du pare-pluie. Ce dernier doit être bien tendu. Le lé supérieur recouvre le lé inférieur d’au moins 10 cm.

10.
Une fois l’isolant extérieur et son pare-pluie en place, on visse des tasseaux pour servir d’accroche au bardage. Notez que la vis très longue traverse l’isolant.

Fibre de bois ou laine de verre

CH Choisir

Que choisir ?

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La performance thermique ? Un critère essentiel mais pas unique. Tout aussi important est le déphasage thermique. Il s’agit du temps nécessaire à la chaleur extérieure pour pénétrer à l’intérieur d’un mur, favorisant l’été un phénomène de « surchauffe ». Ainsi le déphasage (montée en température jour/nuit), est de moins de 6 heures pour une laine de verre, contre 11 heures pour la fibre de bois. Des études constatent que les épaisseurs nécessaires, d’un isolant à l’autre, sont très différentes pour atteindre un déphasage de 12 heures : 20 cm pour une laine de bois (densité 150 kg/m3 ) contre 78 cm pour une laine de verre (densité 15 kg/m3 )